
Brouillage par bruit
Du bruit large bande relève le plancher du récepteur et masque l'écho.
Brouillage trompeur
Le DRFM enregistre le signal, le modifie et renvoie de fausses cibles.
Auto vs escorte
Nacelles sur l'avion lui-même ou plateformes EW dédiées comme l'EA-18G Growler.
ECCM
Saut de fréquence, LPI, réseaux à formation de zéros — la contre-réplique permanente.
Brouillage angulaire et techniques Cross-Eye
Le brouillage angulaire cible les radars monopulses en manipulant le front d'onde reçu. Contrairement au brouillage de bruit, le cross-eye utilise deux émetteurs déphasés de 180 degrés pour fausser la direction perçue par l'antenne adverse. Cette erreur angulaire force le système de poursuite à dévier, rendant les missiles semi-actifs inefficaces lors de leur approche terminale.
Le phénomène de Burn-through
La puissance d'un écho radar diminue avec la distance à la puissance quatre, tandis que le brouilleur ne subit qu'une perte au carré. Malgré cet avantage, il existe une distance critique appelée 'burn-through' où l'écho devient assez fort pour percer le bruit. Les radars modernes au nitrure de gallium (GaN) utilisent une puissance crête élevée pour repousser cette limite.
Déception angulaire et polarisation
Le brouillage par polarisation croisée exploite la structure physique de l'antenne radar. En émettant un signal déphasé de 90 degrés, le brouilleur crée des courants asymétriques qui perturbent la logique de poursuite monopulse. Cela force l'antenne à se détourner de la cible réelle, rendant le guidage du missile inopérant.
Guerre électronique cognitive
L'évolution vers le GaN (Nitrure de Gallium) permet désormais une guerre électronique cognitive. Grâce à l'intelligence artificielle, les systèmes analysent les signaux inconnus en temps réel. Ils ne dépendent plus de bibliothèques de menaces pré-enregistrées, mais synthétisent de nouvelles ondes de brouillage en quelques millisecondes face aux radars adaptatifs.