
SER en un seul chiffre
La portée varie en racine quatrième de la SER — diviser par 10 000 ne divise la portée que par 10.
D'où viennent les échos
Surfaces planes perpendiculaires, arêtes et angles droits renvoient énormément.
Matériau absorbant (RAM)
Le RAM convertit l'énergie en chaleur — entretien coûteux.
Pourquoi la VHF voit la furtivité
En VHF la longueur d'onde approche la taille de l'avion : la réduction de SER disparaît.
La discrétion thermique
La furtivité ne concerne pas que les ondes radar, mais aussi la chaleur. Les sorties d'échappement aplaties mélangent les gaz brûlants à l'air ambiant pour réduire la trace infrarouge. Le carburant sert souvent de dissipateur thermique interne pour éviter que la peau de l'avion ne devienne une cible pour les capteurs optroniques.
L'annulation active
L'annulation active est le prochain stade de la furtivité. Au lieu de simplement dévier les ondes, l'avion émet un signal opposé en phase pour annuler l'écho radar par interférence destructive. Cette méthode électronique permettrait de masquer des formes non furtives, mais exige une puissance de calcul et une synchronisation extrêmes.
Alignement des bords et planforme
La furtivité repose sur l'alignement précis des bords d'attaque et de fuite. En orientant toutes les structures selon quelques angles spécifiques, l'énergie radar non absorbée est réfléchie dans des directions très étroites. Le radar ne reçoit qu'un signal sporadique, souvent confondu avec du bruit de fond par les algorithmes de détection.
Le défi du radar bistatique
Les radars bistatiques séparent l'émetteur du récepteur. Si un avion furtif dévie les ondes loin de l'émetteur, elles peuvent atteindre un récepteur déporté. Cependant, coordonner ces systèmes pour obtenir un verrouillage de tir reste complexe, car cela nécessite une synchronisation temporelle parfaite entre des capteurs distants de plusieurs kilomètres.