
Le principe d'interrogation
Le radar émet une question ; le transpondeur répond avec un code.
Modes 1 à 5
Seul le Mode 5 utilise une crypto réellement sûre.
Quand l'IFF échoue
Presque tous les tirs amis viennent de défaillances IFF.
Mécanique de l'interrogateur
Le système IFF repose sur une architecture à deux fréquences : l'interrogateur émet sur 1030 MHz et le transpondeur répond sur 1090 MHz pour éviter les interférences. La distance est calculée par le temps de trajet, en soustrayant un délai matériel standardisé de 3 microsecondes. Une dérive de ce délai peut fausser la position de l'appareil sur les écrans radar.
Alternative NCTR en combat
En cas de panne ou de brouillage du transpondeur, les chasseurs utilisent la reconnaissance non coopérative (NCTR). Le radar analyse la modulation générée par les aubes du compresseur des réacteurs (JEM). Chaque moteur possède une signature unique, permettant d'identifier un appareil sans son aide. Le Mode 5 crypté reste cependant la norme absolue pour éviter les tirs fratricides.
L'origine du terme Squawk
Le terme 'Squawk' provient du système britannique 'Parrot' de la Seconde Guerre mondiale. Les contrôleurs demandaient aux pilotes d'étrangler le perroquet' (éteindre) ou de 'pousser un cri' (allumer). Cette métaphore aviaire survit aujourd'hui via le code transpondeur à quatre chiffres utilisé mondialement.
Sécurité cryptographique du Mode 5
Le Mode 5 militaire utilise des formes d'onde à étalement de spectre et des clés quotidiennes. Le cycle défi-réponse s'effectue en millisecondes pour empêcher les cyber-attaques par rejeu. Une synchronisation temporelle à la nanoseconde est vitale pour éviter qu'un allié ne soit confondu avec un ennemi.