
La géométrie compte
La SER dépend de l'angle bistatique. Aux grands angles, l'optimisation furtive s'effondre — la diffusion avant peut même dépasser celle d'un avion classique.
Radars passifs
Émetteurs FM, DVB-T, Wi-Fi comme 'illuminateurs' et un récepteur silencieux ailleurs : aucune émission propre à détecter, difficile à brouiller.
Problème de synchronisation
Émetteur et récepteur doivent connaître exactement temps, fréquence et position. GPS et horloges atomiques rendent cela possible.
Limites
Le bistatique est complexe, moins sensible par watt et exige une bonne géométrie. Mais contre les menaces furtives, il reste l'une des rares options honnêtes.
Le théorème bistatique de Kell
Le théorème de Kell démontre qu'à des angles larges, la surface équivalente radar (SER) dépend de la diffraction physique et non plus des revêtements absorbants. Cette géométrie transforme la redirection d'énergie des avions furtifs en un signal exploitable pour des récepteurs déportés, contournant ainsi les technologies RAM classiques.
Localisation par TDOA
L'utilisation de la différence de temps d'arrivée (TDOA) combinée à des horloges atomiques permet une précision tactique. En synchronisant plusieurs récepteurs passifs, il est possible de trianguler un appareil furtif en analysant les perturbations des signaux de communication ambiants, comme la TNT ou la radio numérique.
Ambiguité de portée bistatique
Contrairement au radar monostatique, le radar bistatique mesure une somme de distances (émetteur-cible-récepteur), créant des ellipses d'iso-portée. La localisation nécessite une synchronisation temporelle extrême, souvent via des horloges atomiques, pour distinguer l'écho du signal direct de l'émetteur et résoudre la géométrie complexe du triangle bistatique.
Le système Klein-Heidelberg
Déployé en 1943, le système allemand Klein-Heidelberg fut le premier radar bistatique passif opérationnel. En exploitant les émissions des radars britanniques Chain Home, il suivait les bombardiers alliés sans émettre de signal. Cette méthode historique démontre l'inefficacité des formes furtives face à des récepteurs déportés exploitant des sources externes.