
Premiers tirs
1961 : Hughes mesure la distance Terre-Lune au laser rubis. La NASA affine ensuite avec les réflecteurs Apollo.
LIDAR atmosphérique
Dans les années 70, le LIDAR devient standard pour les profils d'aérosols, d'ozone et de vent en haute atmosphère.
Applications mobiles
En 2007, Velodyne sort le premier LIDAR auto 360°. Aujourd'hui standard en véhicule autonome et topographie.
Limites
Pluie, brouillard et neige diffusent fortement la lumière. Caméras et radar restent complémentaires — aucun capteur seul ne suffit.
LIDAR à Absorption Différentielle (DIAL)
La technique DIAL utilise deux longueurs d'onde laser pour identifier la composition chimique de l'atmosphère. En comparant l'absorption de ces faisceaux, les scientifiques mesurent la concentration de polluants ou de gaz à effet de serre à distance, transformant le LIDAR en un spectromètre vertical précis.
Méthode par Décalage de Phase
Alors que le ToF mesure le temps de trajet d'une impulsion, le décalage de phase utilise un laser continu modulé. Cette technique permet une précision submillimétrique sur de courtes distances, ce qui la rend indispensable pour la métrologie industrielle et la numérisation 3D de bâtiments.
LIDAR à synthèse d'ouverture (SAL)
Le SAL utilise le mouvement du porteur pour simuler une antenne plus large, augmentant la résolution spatiale. Inspiré du radar SAR, il permet une imagerie de précision décimétrique depuis l'espace. Sa contrainte majeure reste la stabilité de phase, exigeant une compensation ultra-précise des vibrations du vecteur.
LIDAR bathymétrique
Contrairement à l'infrarouge absorbé par l'eau, le LIDAR bathymétrique utilise un laser vert (532 nm). Il permet de mesurer la profondeur des fonds marins jusqu'à 50 mètres. Cette technologie est devenue indispensable pour la cartographie hydrographique rapide des zones côtières peu profondes.