
Vecteur, pas raster
Le faisceau ne trace que les lignes nécessaires — net, lumineux, sans pixels.
Tempest
Dave Theurer a créé un tunnel radial évoquant un PPI radar.
Star Castle
Des anneaux concentriques de boucliers brillent et se brisent en éclats géométriques.
Héritage moderne
Chaque HUD néon filaire d'Elite Dangerous à Homeworld cite cette ère vectorielle.
La persistance du phosphore
Les écrans vectoriels utilisaient des phosphores à longue persistance, créant une traînée lumineuse après le passage du faisceau. Cet effet de rémanence, identique aux radars militaires, permettait une animation fluide malgré les variations de fréquence de rafraîchissement.
Précision des bobines de déviation
Le pilotage analogique X-Y permettait une précision chirurgicale sans crénelage. En ajustant la tension des bobines, le matériel zoomait sur les formes sans perte de détail, une technologie héritée des systèmes de suivi balistique de l'époque.
Les défis des moniteurs XY
Contrairement au raster, les moniteurs vectoriels utilisaient des amplificateurs de déflexion ultra-rapides. Dans Tempest, le faisceau parcourait l'écran à 25 mètres par seconde. Cette technologie, issue des oscilloscopes militaires, nécessitait des circuits de sécurité sophistiqués pour éviter de brûler définitivement le phosphore du tube cathodique en cas d'immobilisation du faisceau.
L'héritage des générateurs de vecteurs
Atari a conçu des générateurs de vecteurs dédiés agissant comme des GPU primitifs. Ils permettaient une précision bien supérieure aux pixels de l'époque. Le rendu fluide à 60 Hz et le contraste infini sur fond noir absolu reproduisaient fidèlement l'esthétique des radars PPI avant que l'industrie ne bascule vers le raster.